Avant de changer vos fenêtres

Faut-il changer ses fenêtres anciennes ?

Le plus souvent, non. Une fenêtre ancienne qui laisse passer l’air n’est pas une fenêtre fichue : elle est déréglée. Comme on fait réviser sa voiture plutôt que d’en changer au premier bruit, ou ressemeler de bonnes chaussures, on commence par la remettre en état.

Porte-fenêtre ancienne en bois avant sa remise en état
AvantPeinture écaillée, jeu, courants d’air.
La même porte-fenêtre après sa remise en état à l’atelier
AprèsLa même fenêtre, remise en état.

80 %

La réponse courte

Une remise en état bien conduite apporte plus de 80 % du gain d’isolation d’une fenêtre neuve. Sans toucher aux murs : pas de maçonnerie, pas de plâtrerie, pas de peinture à refaire, et la fenêtre reste celle de votre maison.

Les signes

Ce qui se répare, presque toujours

Ces défauts font souvent croire qu’il faut tout changer. En réalité, ils se corrigent sur la fenêtre existante.

  • Des courants d’airLes ouvrants ont pris du jeu. On les règle et on pose des joints dans les frappes : c’est la première source d’inconfort, et la plus simple à supprimer.
  • Une fenêtre qui frotte ou ferme malBois gonflé, ferrures grippées, couches de peinture accumulées : un ajustement et une remise en état des ferrures suffisent.
  • Du simple vitrageLe verre se change sans changer la fenêtre : verre feuilleté, double vitrage ou verre sous vide, posés dans la menuiserie d’origine. Les vitrages possibles.
  • Du bois abîmé en partie basseJet d’eau, appui, bas des montants : seule la partie atteinte est remplacée par une greffe, assemblée au bois sain.
  • Une peinture écaillée, un mastic fenduC’est de l’entretien, pas de l’usure : la fenêtre est décapée, remastiquée, repeinte.

Honnêtement

Quand faut-il vraiment remplacer ?

Il arrive qu’une fenêtre ne puisse plus être sauvée : bois pourri dans la masse sur la plupart des pièces, fenêtre déjà lourdement transformée, ou sections trop faibles pour l’usage. Le diagnostic le dit clairement.

Dans ce cas, notre atelier la refait à l’identique, dans ses profils d’origine, pour que la façade ne change pas. Comment se passe le diagnostic →

Ce que vous y gagnez

Garder ses fenêtres, c’est garder…

Le confort

Plus de courants d’air, un vitrage plus performant, des fenêtres qui ferment au doigt.

Ses murs intacts

Le cadre fixe reste scellé : pas de gros œuvre, pas d’artisans à enchaîner derrière nous.

L’allure de la maison

Profils, petits bois, espagnolettes : la façade garde son dessin, ce que demandent aussi les Architectes des Bâtiments de France.

Une fenêtre pour longtemps

Nos assemblages sont chevillés, jamais collés : la fenêtre reste démontable et réparable dans cinquante ans.

Ailleurs

Un réflexe outre-Manche

Au Royaume-Uni, faire réviser ses vieilles fenêtres en bois est un geste courant, au même titre que l’entretien d’une toiture : on parle de « refurbishment » et de « draught-proofing », pas de chantier de restauration. En France, on les change encore trop souvent, alors qu’elles ne demandaient qu’un réglage.

Questions

Avant de vous décider

Mes fenêtres ont des courants d’air : faut-il les changer ?

Non, dans la grande majorité des cas. Les courants d’air viennent du jeu entre les ouvrants et le cadre : un réglage et des joints posés dans les frappes les suppriment, sans changer la fenêtre.

Le simple vitrage oblige-t-il à remplacer la fenêtre ?

Non. Le verre se remplace dans la menuiserie d’origine : verre feuilleté en premier choix, double vitrage ou verre sous vide selon les cas.

Faut-il faire des travaux de maçonnerie ?

Non. Le cadre fixe, scellé dans le mur, reste en place. Seules les parties mobiles partent à l’atelier, et les ouvertures sont protégées en attendant leur retour.

Comment savoir si mes fenêtres peuvent être gardées ?

Par un diagnostic sur place : nous examinons chaque fenêtre et vous disons ce qui se garde, ce qui se répare et ce qui doit être refait.

Avant de changer vos fenêtres, faites-les réviser

Nous venons les examiner dans un rayon de 100 km autour de Vallabrègues : Gard, Vaucluse, Bouches-du-Rhône.

Comment se passe une remise en état →